mercredi 20 juillet 2016

L'Arvan Villards, Trilogie de la Maurienne, 14, 15, 16 Juillet 2016: Les beaux cols Alpestres sur fond de tragédie....



PERSPECTIVES POUR UN CYCLISME DURABLE
Communiqué n° 443

De toute évidence, la tragédie de Nice aura marqué les esprits durant cette Trilogie de la Maurienne...
Cette épreuve atypique sur 3 journées grandit chaque année et s'internationalise, à l'image de toutes les belles épreuves montagnardes. On pouvait noter un fort contingent d'étrangers au départ, majoritairement des anglais, belges, hollandais et même néo-zélandais.
La première étape , Hermillon - col de la Madeleine via les lacets de Montvernier et le col du Chaussy se déroulait par un temps frisquet et sur une route humide, certains essuyant un peu de grêle dans la dernière ascension. Une fine couche de neige recouvrait les hauteurs encadrant l'arrivée.





La deuxième étape, Hermillon - col du Galibier via le Télégraphe fut d'ailleurs amputée des derniers kilomètres qui mènent au col, la route étant fermée à la circulation. La ligne se situait au niveau du tunnel, sous un ciel bleu accompagné  d'un vent du nord et d'un froid vif. Cette matinée restera surtout marquée par l'attentat survenu à Nice et le décalage ressenti entre notre pratique sportive et cette tragédie.





La dernière journée voyait le retour d'une météo estivale pour affronter un programme corsé et à fort pourcentage. C'est dans une ambiance lourde que le peloton partait à l'assaut des cols du Glandon, de la Croix de fer, du Mollard puis les montées de la Toussuire et de Jarrier pour boucler le parcours.




Les verts ont pu compter sur Séverine pour se distinguer au classement, victorieuse des 3 étapes et du classement général de sa catégorie.



Comme à son habitude sur ses épreuves, LVO a parfaitement organisé cette trilogie. La mise en garde de déclassement automatique si abandon de déchets signalé par la patrouille ou les motards doit produire son effet. 
Les épreuves LVO se situent parmi les plus propres. Seul nouveau point noir, "les vols de bidons"... mais certains n'hésitent pas à s'en débarrasser ensuite, de fait, que voit on sur nos écrans chaque jour lors des retransmissions d'étapes du TDF?.

L'Arvan Villards, Trilogie de la Maurienne, une belle épreuve de trois jours en haute montagne à découvrir!

Hugues

lundi 18 juillet 2016

L'Arvan Villards, Day 1, Jeudi 14 JUillet 2016: C'est bien parti!



PERSPECTIVES POUR UN CYCLISME DURABLE
Communiqué n° 442

Présent sur cette première journée de l'Arvan Villards qui offrait un difficile parcours entre Hermillon et le Col de la Madeleine via les lacets de Montvernier et le redoutable col de Chaussy, j'ai pu rejoindre la Patrouille Green Cycling dans un grand moment de convivialité. 

La météo capricieuse n'était pas très engageante mais la plupart des participants sont passés entre les gouttes. Mes obligations professionnelles ne me permettront pas de participer aux journées du vendredi et du samedi, mais j'ai déjà pu constater, une nouvelle fois, que les participants des épreuves de Ludovic Valentin au sein du challenge Rotor, sont très respectueux de l'environnement. En effet nous n'avons compté que 3 emballages sur la route, et encore peut-être n'étaient-ils pas du fait des rejets des 198 cyclistes. Or le sac d'accueil de l'épreuve comptait quelques barres énergétiques et autres gels. Ceci tendrait à prouver que le comportement irresponsable que l'on rencontre sur certaines épreuves ne vient pas forcément des gels mis à disposition, mais aussi et surtout des consignes de respect que les organisateurs savent faire passer dans le peloton.



Côté sportif, j'ai fait ce que j'ai pu, peut-être plus avec la tête qu'avec les jambes. Qui sait si les points glanés au sommet du col de la Madeleine seront utiles au classement de l'équipe "Green Cycling" ?

Mais il faut surtout noter que dès le premier jour, Séverine GROSJEAN termine première de sa catégorie, et Martine FAURE deuxième. Cette fois (encore) ce sont les féminines de la Patrouille qui montrent l'exemple.
A suivre donc... 

Vincent



Patrouille sur l'Arvan Villards: Séverine Grosjean, Martine Faure, Hugues Treton, Gilles Henneuze, André Bassery, Vincent Hurstel

jeudi 14 juillet 2016

L'étape du Tour, Megève-Morzine, 10 Juillet 2016. Pourtant que la montagne est belle!...



PERSPECTIVES POUR UN CYCLISME DURABLE
Communiqué n° 441

Evénement majeur du cyclosport mondial et rendez-vous incontournable pour de nombreux passionnés, l’Etape du Tour 2016 a connu un énorme succès avec  plus de 11 000 participants venant de 62 pays.
L’organisation ASO nous a donné l’opportunité de présenter l’action de Green Cycling au public sur le podium du village-départ situé sur l’altiport de la Côte 2000 dans un environnement magnifique
Afin de sensibiliser un maximum de participants au respect de l’environnement, les 23 participants de la  Patrouille Green Cycling étaient répartis dans les quinze sas de départ à Megève.



Malgré la suppression du col de la Ramaz en raison des risques d’éboulement, le parcours entre Megève et Morzine réduit à 123 km était de toute beauté sous un ciel d’azur et offrait des points de vue superbes sur les massifs du Mont Blanc et des Aravis.
Après un départ en légère descente jusqu’à Flumet, les ascensions des cols des Aravis et de la Colombière à travers les alpages fleuris constituaient une belle et tonique mise en jambe. Une quarantaine de kilomètres peu accidentés conduisaient ensuite à Samoens au pied de la grosse difficulté du jour, le col de Joux Plane classé hors catégorie avec ses 11,4 kilomètres d’ascension à 8,5% de pente moyenne. La montée fut très pénible pour de nombreux concurrents assommés par la chaleur et la raideur de certains passages. Au sommet, la vue sur le Mont Blanc effaçait toutes les souffrances avant la descente finale sur Morzine où chacun recevait sa médaille de finisher avant la pasta party géante organisée à l’intérieur du Palais des Sport sur l’emplacement de la patinoire.



La route fermée à la circulation permettait comme tous les ans de rouler dans des conditions optimales de sécurité notamment dans les descentes grâce aux concours de nombreux signaleurs situés dans les virages dangereux.
Des ravitaillements bien situés tenus par de sympathiques bénévoles permettaient aux moins pressés de goûter aux fromages savoyards.

Tout était donc réuni pour que cette Etape du Tour soit une belle réussite et pourtant … le Dauphiné Libéré titrait : «trop de détritus au sol » et soulignait l’agacement des riverains de l’épreuve.



C’était ma dix-huitième Etape du Tour. J’adore cette épreuve dont je n’ai manqué aucune édition depuis 2001 et dans laquelle je retrouve mes yeux d’enfant lorsque j’allais voir passer le Tour de France. Je suis un amoureux de la montagne et  j’ai rejoint la Patrouille Eco Cyclo après l’Etape du Tour 2005,  scandalisé par les déchets restant sur les bas-côtés de mes cols préférés longtemps après l’épreuve. Depuis, les choses se sont certes améliorées car les organisateurs ont informé les participants, supprimé la distribution de petites bouteilles plastique, installé des zones de jetage des déchets, privilégié les produits sans emballage, déployé des équipes de ramassage des déchets après le passage des cyclistes …



Mais depuis l’apparition des gels énergétiques, un nouveau fléau est apparu avec ces emballages non dégradables qui collent aux doigts dont il est si tentant de se délester dans la nature. Les fabricants, souvent partenaires des plus grandes épreuves, les distribuent aux cyclistes sans aucune action de prévention et méritent un malus écologique moral à défaut d’’être financier.

Il y a de quoi être désabusé par cette image déplorable du cyclisme donnée au public, mais cela ne nous empêchera pas de continuer à agir avec nos moyens pour que la montagne reste belle …


Pierre

lundi 11 juillet 2016

Le palmarès de l'été des tubes maudits!...



PERSPECTIVES POUR UN CYCLISME DURABLE
Communiqué n° 440

A l'heure des jeux du "Bidon vole" dans tous les buissons et les cours d'eau, tout au long des belles routes du Tour de France, il nous apparaît nécessaire de faire le point sur une autre nuisance, encore plus perceptible et désagréable, "le jet de tubes", sport international, très prisé par des milliers de Cyclosportifs et Cyclotouristes chaque week-end, sur la plupart des belles épreuves de l'hexagone.. et au-delà.. 
Préjudiciable à plus d'un titre, remarqué par les structures gestionnaires des espaces naturels, causant des dommages irréparables aux troupeaux en altitude, qui raffolent de ces saloperies... En d'autres termes une pratique honteuse et qui doit être bannie de nos activités!
Nous avons approché les marques et les distributeurs de ces produits maudits, nous avons été plus ou moins éconduits.. Ce n'est pas leur affaire disent ils...
Il suffirait peut être en effet (entre autres...) de prévoir un marquage clairement lisible du genre "NE PAS JETER"
Peut être aussi trouver des moyens plus radicaux, comme un appel au boycott par exemple.. On peut rêver!..



Toujours est il qu'à l'heure actuelle, le mal est profond, il s'accentue chaque année sur les grandes épreuves de masse internationales.

Pour rappel enfin, il faut préciser que les organisateurs, dans la mesure de leurs moyens et de leur volonté, font beaucoup pour endiguer ce malaise, pour informer, voire menacer les pollueurs de disqualification!... Il est bien clair que ce n'est pas suffisant, il faut aller chercher le mal... à la racine!



La patrouille ECO CYCLO, Green Cycling se déploie avec conviction et énergie sur la plupart des épreuves Françaises et étrangères chaque week-end et si nous constatons une nette amélioration sur les épreuves de taille moyenne, voire "humaines" il en est tout autrement sur les grands rendez vous internationaux, où les stands des distributeurs rivalisent de promotions et d'idées marketing pour inciter les consommateurs à choisir leur marque plutôt que celle du concurrent jugée moins adaptée ... ou moins performante!...

Nous venons à titre d'exemple et d'information, d'établir un "palmarès", issu de nos constatations de terrain sur les quatre épreuves majeures du calendrier national, quatre évènements de plus en plus prisés par une "clientèle" de pratiquants internationaux.

Voici nos statistiques issues de l'Ardéchoise (18/06), l'Ariégeoise (25/06), la Marmotte (02/07) et l'Etape du Tour (10/07), qui ont rassemblé en global 43000 Cyclos enthousiastes.

1 - Les Blacks (ISOSTAR)
2-  Les Tuttifruttis (OVERSTIM'S)
3- Les Multicolors ( APURNA)





Puis le peloton (non résigné)... soit.. SIS, ETTIX, FENIOUX, POWERBAR, W CUP, PUNCH POWER, MULE BAR, Autres... 





Au titre des produits, le COUP DE FOUET semble être maillot jaune...Le BLACK n'a pas renoncé, mais INSTANT ENERGY, ENERGY BOOSTER, RAPID PERFORMER ou RED TONIC n'ont pas dit leur dernier mot!..

Edifiant,  à suivre...

Patrick

mardi 5 juillet 2016

La Coeur de Bretagne, 3 Juillet 2016: Promis, en 2017, nous serons en plein soleil!




PERSPECTIVES POUR UN CYCLISME DURABLE
Communiqué n° 439

Décidément, la météo encore une fois toute bretonne, pour ne pas faillir à sa réputation, a cueilli à froid les quelques 500 cyclosportifs, cyclotouristes et randonneurs pédestres qui ont fait le déplacement à Malestroit, au cœur du Morbihan en ce dimanche 3 juillet 2016. Comme l’an dernier, les orages en moins, mais avec un crachin et une pluie fine persistantes, ne laissant que très temporairement passer les rayons du soleil en fin de matinée…

Les parcours concoctés par l’équipe de Jean-Michel Louesdon et du Cyclo Club du Pays de Malestroit, que nous remercions chaleureusement pour son accueil et sa disponibilité, sont pourtant splendides, sans grosse difficulté, au travers de la campagne morbihannaise.


                                                                    
Les patrouilleurs Green Cycling, notamment grâce aux recommandations d’usage du speaker au départ de la course, ont pu constater que dans ce coin de France, les pratiquants sont très respectueux de leur environnement, les routes sont restées propres jusqu’à la fin de la matinée.

Patrouilleurs vigilants mais également performants, avec 2 victoires féminines pour Pauline Ricord et Séverine Grosjean, et la très belle seconde place au scratch de Jean-Michel Lebougre sur le parcours de 140 km, après avoir résisté à Mathieu Boulo, de l’équipe britannique continentale Raleigh et ancien double champion de France Espoirs de Cyclo-Cross. 
Au 90ème km, ce dernier a « mis en route » pour boucher à lui tout seul les 3mn30s de retard sur 2 échappés de la première heure, le groupe principal passant en quelques km de près de 40 à 8 unités seulement ! La victoire revenant finalement au jeune local de l’étape Baptiste Monnerais détaché peu avant l’arrivée.




La fête s’est poursuivie après la course, avec le repas chaud et copieux, réparateur et la cérémonie protocolaire puis le tirage animé de la tombola, la salle restant bondée jusqu’à la fin. Une belle façon de soutenir une association de lutte contre l’autisme, à qui une somme de 9200 € a été versée fin 2015 suite à la 10ème édition. 

C’est une bonne raison de venir chaque année à Malestroit, rendez-vous donc en juillet 2017 pour la 12ème édition, sous le soleil cette fois-ci !

Laurent



La Patrouille en Bretagne: Severine, Pauline, Marc, Eric, Jean Michel, Hugues, Marie, Laurent


mercredi 29 juin 2016

La Rando du Grand Départ, 26 Juin 2016, la manche en diagonale!




PERSPECTIVES POUR UN CYCLISME DURABLE
Communiqué n° 438

Le 2 juillet prochain, le Grand Départ du Tour de France 2016 aura comme cadre la baie du Mont-Saint-Michel et le Département de la Manche, avec comme première étape un parcours de 189 km entre le Mont-Saint-Michel et Utah Beach.


L’organisateur du Tour, ASO, et plus particulièrement Mathieu Boutroux que nous remercions pour nous avoir invités, a donc proposé en marge de l’épreuve cycliste la plus prestigieuse au Monde, un parcours cyclosportif reprenant la quasi-totalité de cette première étape, et, pour des raisons logistiques, a déplacé l’arrivée des amateurs à Carentan, sans oublier de faire passer les participants le long de la côte et notamment à Utah Beach, célèbre plage du Débarquement.



1600 participants se sont inscrits sur l’un des 3 parcours proposés dont environ 500 sur le grand parcours, provenant principalement de la Région normande et de la proche Bretagne.
A Carentan la veille pour la remise des dossards, le village départ proposait orchestre, animations, produits locaux et des stands dédiés aux accessoires cyclistes.



Le départ se faisait selon un principe éprouvé, comme pour l’Etape du Tour, par vagues de 50 concurrents pour respecter les consignes de la Préfecture, les routes restant ouvertes à la circulation.
Après avoir admiré le célèbre Mont au terme de la piste cyclable de départ, et également essuyé quelques gouttes qui auront ponctué les 50 premiers km, c’était parti à fond pour nous 3 patrouilleurs Green Cycling, qui nous étions élancés 10 mn après le premier départ. Pas beaucoup de temps mort, sur ce parcours légèrement vallonné, avec une unique côte de plus de 1 km à Saint-Jean-le-Thomas au 40ème km, mais non dénué de difficultés, avec un vent latéral de nord-ouest, présent sur les trois quarts du parcours, des bordures, des concurrents impatients d’en découdre !



Bien que non chronométré, l’ambiance et l’esprit de compétition étaient bel et bien là, à l’image de notre patrouilleur de choc  Jean-Michel qui sans cesse relançait, attaquait ou tirait le groupe constitué, au plus fort, d’une trentaine d’éléments, après la jonction avec ceux qui étaient partis les premiers.
Les points ravitaillements, bien répartis tous les 35 km et un peu plus rapprochés sur la fin, proposaient de quoi reprendre des forces – pour ceux qui avaient décidé de s’arrêter !



Au final, une belle partie de manivelles avec pour les plus rapides près de 36 km/h, dans laquelle les participants se seront montrés courtois, attentionnés les uns envers les autres et le tout sur de belles routes en traversant des paysages de bocage verdoyants et des petits bourgs typiques. Il aura manqué un peu de soleil pour profiter pleinement de la Côte et des grandes étendues de sable. Dans cette région, les cyclistes sont respectueux de la nature, très peu de remontrances à effectuer !

Laurent



3 patrouilleurs dans la Manche: Jean Michel Lebougre, Thierry Firmin, Laurent Lespagnol



mardi 28 juin 2016

L'Ardéchoise (3): Le choix du parcours!..



PERSPECTIVES POUR UN CYCLISME DURABLE
Communiqué n° 437

Pour ma 5ème participation à l’Ardéchoise, j’ai pu tester, un peu par hasard et sans l’avoir prévu initialement, un 5ème parcours différent.

Après l’Ardéchoise en 2 jours en 2007, les Sucs en 2010, l’Ardéchoise classique en 2012 et la Vélo Marathon l’an dernier, cette année aura été celle des Boutières sur 125 km, bien loin des distances précédentes mais avec une bonne excuse : le manque de kilomètres et d’entraînement conjugué à un pépin technique, arrivé à Saint-Félicien sans pédales sur le vélo, j’ai dû troquer les Speedplay habituelles pour des Look et chaussures neuves, il ne fallait donc pas risquer de finir cette édition avec une tendinite comme en 2007 où j’avais eu la malencontreuse idée de changer ma selle la semaine précédente.

Bref, c’est quand même avec le dossard des marathoniens que je m’élançais 10 mn avant le gros de la troupe, et sachant déjà que je ne ferais pas beaucoup de km, je prenais un rythme de croisière tranquille, prenant le temps de discuter tour à tour avec plusieurs connaissances dont l’ami Thierry Saint-Léger, encore en piste avec son vélo à pignon fixe !


Quasiment sèche au départ, la route devenait détrempée dans la première descente vers Lamastre, je ne prenais aucun risque, descendant très – trop ? – tranquillement, déjà les premiers du départ de 7h30 me doublaient à vive allure, quelle différence avec l’an dernier où la tête de course ne m’avait repris qu’au bout de 80 km, à la défaveur d’une crevaison qui plus est !



Reprenant du poil de la bête dans le long faux-plat menant au col des Nonières, je prenais les roues d’un bon groupe, ce qui me permettait de constater que l’arrêt forcé du vélo durant 2 semaines n’était pas sans conséquence sur ma performance, je lâchais prise à 500 mètres du sommet. Pas grave, je n’aurais pu suivre dans la descente vers le Cheylard, où je prenais la sage option de bifurquer sur le parcours des Boutières. Là encore, impossible de suivre durablement le petit groupe revenu de l’arrière à la fin de la descente, j’entamais le long col de Clavière isolé, sous une pluie devenant plus forte.
Prenant le temps d’admirer, malgré le temps maussade, les paysages et les décorations spécifiques à chaque village, comme Saint-Martin-de-Valamas ou Rochepaule, où le ravitaillement saucisson-fromage me permettait de bien me requinquer avant d’aborder la dernière difficulté, le col de Lalouvesc !

Les animations sympathiques (fanfares, orchestres…) du col de Lalouvesc ponctuaient à merveille l’ascension, avant de basculer sur cette sorte de « route des Crêtes » où je m’employais à exploiter mes dernières forces sur un terrain plus à ma convenance. Restait encore cette descente très rapide du col du Buisson, où il fallait néanmoins prendre garde à une grosse plaque de gasoil, chose que j’avais bien sentie dans l’ascension plus tôt le matin, et sur laquelle du sable avait été répandu, merci  à l’organisation pour sa réactivité.

Certes, en faisant ce « petit » parcours, j’ai évité les grosses intempéries, et j’ai pu passer avant que d’innombrables déchets soient jetés sur la chaussée et dans la nature, aux dires de mes coéquipiers Green qui ont effectué les parcours les plus longs. Mais restons sur une note positive avec cette formidable ambiance avec des cyclistes de tout niveau et de toutes origines géographiques, et une remarquable organisation plus que rodée pour sa 25ème édition.




L’Ardéchoise, la fête à laquelle on aime revenir chaque année !

Laurent
Photos: Ardechoise

mardi 21 juin 2016

L'Ardéchoise, 18 Juin 2016 (2): Les rencontres de Saint Martial!




PERSPECTIVES POUR UN CYCLISME DURABLE
Communiqué n° 436

7h 15 une longue procession prend possession de la route. Le pèlerinage ardéchois du mois de juin… Partis bien plus tard, retrouvant quelques camarades de route, fidèles des grands rendez-vous cyclos,  nous remontons sans empressement un cortège dont on ne peut voir le bout. 
Maillots de tous club, vélos de toutes marques... Les paysages sont superbes, les villages toujours aussi décorés, l’accueil, invariablement chaleureux ... C’est l’Ardéchoise !

Passé le Cheylard, le peloton s’allonge, des espaces apparaissent entre les pelotons qui ne cessent de se faire et de se défaire. Le plaisir de rouler est intact, on en oublie presque les mauvaises conditions météorologiques annoncées… Arrivés à Mézilhac, point de séparation des grands parcours, le ciel est noir et en basculant dans la descente les premières gouttes tombent. Le temps est à la pluie, une pluie tenace, une fois de plus… A Burzet, il pleut franchement, des vagues de brouillards s’accrochent aux reliefs, la température baisse, nous ne sommes plus qu’à deux et le resterons. A proximité du Mont Gerbier de Joncs, les visages sont inquiets. Au ravitaillement, on annonce 4c°, la route sur les sommets est détrempée... 


C’est bientôt la descente rapide sur Saint Martial, on s’y jette glacés, certains descendent à pied, d’autres se figent sur le bas côté ou dans des abris de fortune. Tous grelottent… Saint Martial rallié, nous décidons de prendre un café. Descendus du vélo les commandes répondent mal, impossible d’entrer dans le café, un peloton immobile et compact en occupe tout l’espace. On nous indique une salle communale toute proche, on y entre en claquant des dents. A l’intérieur scène de naufrage, c’est l’hypothermie collective,  on se débarrasse des maillots, on essore les chaussettes, on tente de se réchauffer. 




Pompiers et bénévoles s’activent amicalement, s’inquiètent de l’état de chacun … On annonce des bus, certains visages disent qu’ils ne repartiront pas. Nous finissons par rechausser nos habits humides, jetons une œil dehors : un bus plein et un rayon de soleil ironique...en selle. L’air est plus doux, la pluie moins dense, on sècherait presque. Les muscles s’assouplissent, on reprend le rythme, on double des cyclos engoncés dans des sacs poubelles, des couverture de survie dépassent des chaussures ou se froissent sous les maillots… Saint Agrève, Rochepaule ; Saint Félicien n’est plus très loin, la journée s’étire, on appuie sur les pédales et ça répond. La ligne d’arrivée est passée, les amis retrouvés. On aura de quoi se raconter…

(Et faut il l’ajouter, on l’aime toujours l’Ardéchoise !)


François

L'Ardéchoise, 18 Juin 2016 (1): Du Doux au Dur!



PERSPECTIVES POUR UN CYCLISME DURABLE
Communiqué n° 435

Engagé sous le maillot Green Cycling pour ce magnifique anniversaire de l'Ardéchoise (25 ans déjà !) j'avais aussi pour mission de ne pas "choir", encore 5 mois avant de faire ôter le "matériel" de mon fémur. Aussi dès notre arrivée dans les environs de St Félicien, le ciel ne nous annonçait rien de réjouissant pour ce samedi 18 juin. Et pourtant ! Pourtant tout avait été fait pour que la fête soit belle.



Cette manifestation "mondiale" ne se prépare pas en une année, mais à la longue, 25 années d'expérience et de savoir faire. Gérard MISTLER et Bernard VALLET ont réussi à faire vivre une région et ses habitants au rythme de cette cyclo qui rassemblait cette année près de 17.000 cyclistes dont plus de 8.000 pour la seule journée du samedi. Et quand on fait le point des petits détails, on se dit que cette épreuve met "le paquet" pour accueillir ses hôtes. Par exemple les sacs fabriqués avec des matériaux recyclés, ces épingles bien rangées avec les rilsans pour agrafer dossards et plaques de cadre ; avez-vous compté les "heures de travail" nécessaires pour faire 20.000 fois ce rangement !?… Et la quatrième poche au logo de "Green Cycling" cousue  sur le maillot anniversaire pour y glisser ses déchets !! Bien sûr tous les villages traversés par l'épreuve, du mercredi au samedi, s'étaient mis en quatre, pour rivaliser d'ingéniosité afin de décorer au mieux leurs sites.



Tout était en place, mis à part le ciel qui alternait les belles périodes ensoleillées et les gros orages ; des couleurs dignes des plus grands tableaux de peinture.
Le samedi matin, avec notre amie Patrouilleuse Martine FAURE, nous étions placés par Gérard MISTLER en "deuxième rideau", derrière Bernard THEVENET, Laurent WAUQIEZ, le Président de la Region Auvergne-Rhône-Alpes (qui a d'ailleurs bien "mouillé le maillot" en tandem avec son ami handisport non-voyant ; je les ai vus pédaler sur le faux plat montant qui suivait le col du Buisson et ils ne faisaient pas "semblant" !). Mais la "vedette" de l'Ardéchoise reste Robert MARCHAND que nous avons accompagné quelques mètres. Dans sa 105 ème année, il reste un exemple pour beaucoup, un exemple et un message d'espoir.


Le départ fut donné par un temps sec. Je suis donc parti mais la route est vite devenue mouillée. Après avoir vu une première chute devant moi, j'ai opté pour le parcours du Doux, 85 kilomètres avec 1500 mètres de dénivelé annoncés (j'en avais un peu moins sur mon altimètre). Je suis ravi d'avoir découvert cette vallée que l'on contourne habituellement, les paysages sont magnifiques. Bien sûr faire l'Ardéchoise en étant "seul au monde" est étrange. Mais les villageois ne sont pas en reste sur ce parcours. Le village de Désaignes est particulièrement mis en valeur avec un ravitaillement très festif au centre de ce "village remarquable".
Cette option m'a permis de rentrer à St Félicien vers 11h10, certes un peu mouillé (mais si peu), certes avec parfois la "peur au ventre" dans certaines descentes, mais finalement sans danger si on restait prudent. Tout était parfait pour moi, côté déchets, quelques détritus, mais si peu en regard des plus de 16.000 cyclistes.


Non le gros souci de cette édition a été la météo pour ceux qui auront opté pour des parcours plus longs. Car après 14h00 le ciel s'est déchaîné pour laisser tomber pluie ou grêle… Lire les comptes-rendus de ceux qui ont vécu "l'apocalypse" sera sans doute une façon de découvrir ce que le froid veut dire.
Ceci mis à part, un grand merci à toutes et tous, bénévoles, organisateurs, on a hâte de revivre l'aventure sous le soleil.

Pour finir, un petit message à ce cycliste qui se reconnaîtra peut-être (bien que je ne pense pas qu'il prenne le temps de nous lire. Son vêtement de pluie masquait son dossard mais je connais son "team") : nul n'est besoin de forcer le passage sur la droite des cyclistes débutants, qui roulent déjà à droite au début du col du Buisson. Cela risque de provoquer une chute, et surtout se permettre de  "rouspéter" en plus ! 

En France, à vélo comme ailleurs, on double à gauche ; merci !

Vincent